Mobiliser la valeur de son logement : viager, réméré, prêt ou partage

Une maison posée sur une balance face à des pièces, symbole des façons de mobiliser la valeur d'un logement

Votre logement vaut cher, mais cette valeur dort. Comment en tirer des moyens, pour financer des travaux ou souffler, sans forcément déménager ? Plusieurs mécanismes existent, du viager au prêt hypothécaire, et ils se ressemblent en apparence alors qu’ils s’opposent sur l’essentiel. Voici comment mobiliser la valeur de son logement, ce qui distingue chaque solution, et une réponse franche à la question qui revient sans cesse : VesTY, est-ce un viager ? Ces repères ne remplacent pas l’avis d’un notaire adapté à votre cas.

Comment mobiliser la valeur de son logement sans tout vendre ?

Il existe quatre grandes voies, et le vrai tri se fait sur quatre questions simples. Restez-vous propriétaire ? Est-ce une dette ? Quand faut-il payer ? Et le montant dépend-il de votre durée de vie ? Le viager, la vente à réméré, le prêt hypothécaire et le partage de valeur répondent chacun différemment.

Deux d’entre eux, le viager et le réméré, sont en réalité des ventes : vous cédez le bien, même si vous continuez d’y vivre. Les deux autres, le prêt hypothécaire et le partage de valeur, vous laissent propriétaire. C’est la première ligne de partage, et souvent la plus mal comprise.

Le viager : vendre en gardant l’usage

Le viager occupé est une vente. Vous cédez votre logement à un acheteur, qui vous verse un capital de départ, le bouquet, puis une rente à vie, la rente viagère. En échange, vous conservez le droit d’y habiter jusqu’à la fin, mais vous n’êtes plus propriétaire : l’acheteur l’est dès la signature chez le notaire.

Sa particularité tient à un pari. Le viager est un contrat aléatoire : le prix total que vous percevrez dépend de votre durée de vie. Vivre longtemps est une bonne affaire pour vous, une moins bonne pour l’acheteur, et inversement. Ce pari sur la vie est ce qui met beaucoup de propriétaires mal à l’aise.

Le réméré : vendre avec une option de rachat

La vente à réméré est également une vente, mais assortie d’une faculté de rachat. Encadrée par le Code civil, elle vous permet de vendre votre bien tout en gardant le droit de le racheter dans un délai limité, au maximum cinq ans, en remboursant le prix et les frais convenus. Vous pouvez rester dans les murs contre une indemnité d’occupation. C’est une solution de trésorerie d’urgence, souvent coûteuse, avec un risque net : si vous ne rachetez pas à temps, vous perdez définitivement le logement.

Le prêt hypothécaire : de la dette adossée au bien

Avec un prêt hypothécaire, vous restez pleinement propriétaire, mais vous vous endettez. La banque vous prête de l’argent en prenant une garantie sur le logement. C’est un crédit, donc des intérêts, et le plus souvent des mensualités à honorer.

Une variante vise les propriétaires âgés, le prêt viager hypothécaire. Vous ne remboursez rien de votre vivant : les intérêts se capitalisent, s’ajoutant chaque année au capital dû, et le tout est soldé en une fois au décès ou à la vente du bien. Vous restez propriétaire, mais la dette gonfle, parfois jusqu’à doubler sur quinze ou vingt ans, sans pouvoir toutefois dépasser la valeur du bien.

Pour des travaux, il existe des formes plus douces, comme le prêt avance rénovation, au remboursement différé mais réservé à certains revenus. Reste que toutes ces solutions partagent une nature commune, la dette, ce qui les distingue de ce qui suit, et de l’impasse d’un refus de prêt travaux.

Ni viager, ni prêt : le partage de valeur

Le partage de valeur proposé par VesTY n’est ni une vente, ni un crédit. Vous ne cédez pas votre logement, vous ne vous endettez pas, et le montant ne dépend jamais de votre durée de vie. Ces trois différences suffisent à répondre à l’objection la plus fréquente : non, ce n’est pas un viager.

VesTY finance le reste à charge de vos travaux, sans dette ni mensualité, en échange d’une part de la valeur future de votre bien. Cette part n’est récupérée qu’à la sortie, c’est-à-dire à la revente ou à la succession, devant notaire. D’ici là, aucun versement, aucun intérêt. Là où le viager repose sur une rente et un pari sur la vie, le partage de valeur ne fixe qu’une chose : la fraction de la plus-value future qui reviendra à VesTY le jour où le bien changera de mains.

Sur toute la durée, vous restez propriétaire majoritaire. VesTY n’est que copropriétaire minoritaire et silencieux : aucune décision sur votre logement, aucun droit d’usage, aucune intrusion. C’est un partenaire au capital, pas un acheteur ni un prêteur.

Viager, réméré, prêt ou partage : le tableau qui tranche

Le plus simple est de croiser les quatre solutions avec les quatre questions qui inquiètent. Le tableau ci-dessous les résume d’un coup d’œil.

QuestionViager occupéVente à réméréPrêt hypothécaireVesTY, partage de valeur
Restez-vous propriétaire ?Non, vous vendezNon, sauf rachat sous 5 ansOuiOui, majoritaire
Est-ce une dette ?NonNonOui, avec intérêtsNon
Quand règle-t-on ?Bouquet, puis rente à vieRachat sous 5 ansMensualités ou à la sortieÀ la sortie, devant notaire
Cela dépend-il de votre durée de vie ?OuiNonNonNon

Questions fréquentes

  • VesTY, est-ce un viager ? Non, et la confusion vient du fait que les deux touchent à la valeur du logement. Mais tout les sépare. En viager, vous vendez votre bien : vous n’en êtes plus propriétaire, vous touchez un bouquet et une rente à vie, et le total dépend de votre durée de vie, un vrai pari. Avec VesTY, vous ne vendez rien et restez propriétaire majoritaire. Il n’y a ni rente, ni dette, ni pari sur votre espérance de vie. VesTY apporte de quoi financer vos travaux, en échange d’une part de la valeur future du bien, récupérée seulement à la revente ou à la succession, devant notaire. Le viager solde une vie, le partage de valeur solde une plus-value : ce n’est pas la même logique.

  • Peut-on récupérer de l’argent de son logement sans le vendre ni s’endetter ? Oui, mais les options sont rares, car la plupart supposent soit une vente, soit une dette. Le viager et la vente à réméré sont des ventes, même si vous continuez d’occuper les lieux. Le prêt hypothécaire, lui, vous laisse propriétaire mais crée une dette avec intérêts. Le partage de valeur proposé par VesTY est la voie qui échappe aux deux : ni vente, ni crédit. Vous mobilisez une part de la valeur future de votre bien pour financer des travaux, et vous ne réglez rien avant la sortie. En contrepartie, cette solution est dédiée au financement de la rénovation, pas à une sortie de trésorerie libre comme peut l’être un viager.

  • Reste-t-on propriétaire avec un viager, un réméré ou un prêt hypothécaire ? Cela dépend de la formule, et c’est le point le plus important à vérifier. Avec un viager, non : la vente transfère la propriété à l’acheteur dès la signature, vous ne gardez qu’un droit d’habitation. Avec une vente à réméré, vous cédez aussi le bien, et ne le récupérez que si vous le rachetez dans les cinq ans, faute de quoi la perte est définitive. Avec un prêt hypothécaire, en revanche, vous demeurez propriétaire, le logement servant seulement de garantie à la banque. C’est cette même logique que suit VesTY, où vous restez propriétaire majoritaire de bout en bout.

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Vous voulez financer des travaux sans vendre ni vous endetter ? Estimez en quelques minutes votre reste à charge, et voyez ce que VesTY financerait, en échange d’une part de la valeur future de votre bien. VesTY finance votre reste à charge, sans examen de votre capacité d’emprunt.

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